Prendre soin de soi en période de stress
- Sophie Chartrand
- 3 avr. 2020
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 8 mai

En période de maladie ou de deuil, il est tout à fait normal de ressentir, par moments, de l’inquiétude, du stress ou de l’anxiété. Faire face à une réalité inconnue, avoir le sentiment de perdre le contrôle sur certains événements et devoir composer quotidiennement avec l’imprévisibilité génèrent, chez tout être humain, un niveau important de stress et d’anxiété.
Le stress est une réponse naturelle à la peur, une émotion essentielle à la survie de l’espèce. Elle nous permet de détecter les dangers et les menaces de notre environnement afin d’y réagir de façon adaptée.
Dans ces moments éprouvants, notre plus grand pouvoir d’action réside souvent dans notre capacité à accueillir la réalité telle qu’elle se présente et à nous adapter un jour à la fois. Développer sa résilience, c’est choisir progressivement l’adaptation plutôt que la résistance.
Dans son livre Grandir : Aimer, perdre et grandir, Jean Monbourquette propose une véritable trousse de secours pour nous aider à traverser les moments difficiles. Voici quelques pistes inspirées de cet ouvrage, accessibles au quotidien, pour diminuer notre niveau de stress et faire preuve de bienveillance envers nous-mêmes :
Limiter la surexposition aux médias
Maintenir, autant que possible, une routine quotidienne
Bien s’alimenter et accorder une place suffisante au sommeil
Cuisiner un plat réconfortant
S’autoriser des moments de plaisir
S’accorder des temps de détente et de relaxation
Prendre un bain chaud
Écouter sa musique préférée ou lire un bon livre
Profiter des moments où les émotions sont plus présentes pour les exprimer, par exemple en regardant une émission, en lisant un livre ou en étant touché par une scène émouvante
S’offrir des moments de solitude et d’introspection pour mieux « digérer » la situation
Prendre un temps de recueillement pour méditer ou prier
Rester en lien avec les personnes significatives afin de ne pas s’isoler
Trouver une « grande oreille » auprès de qui se sentir écouté
Rendre service à une personne ou s’impliquer auprès d’un organisme
Limiter la consommation d’alcool ou de tranquillisants
S’entourer de personnes ou d’êtres vivants : plantes, animaux, enfants…
Aller marcher dans la nature
Cultiver l’espoir que les choses puissent s’améliorer et qu’une vie nouvelle demeure possible
À travers les épreuves, il est important de se rappeler que nous n’avons pas à tout porter seuls ni à traverser la tempête parfaitement. Prendre soin de soi avec douceur, accueillir ses émotions et avancer au jour le jour constituent déjà de précieux pas vers l’apaisement. Même dans les périodes les plus sombres, de petits gestes de réconfort, de présence et d’espérance peuvent peu à peu redonner un sens, une stabilité et une lumière au quotidien.
Rédigé par Sophie Chartrand, Travailleuse sociale, Membre Estimame.
Sources :
Monbourquette, Jean. 2014. GRANDIR, Aimer, perdre et Grandir, Édition spéciale, Novalis, 182p.
Lupien, Sonia. 2018. Par amour du stress. Editions du carré, Québec, 256p.
